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Les augures

 

Les augures étaient les interprètes des volontés de Jupiter. Les romains n’entreprenaient rien sans son avis. Les augures ne sont pas des devins et ne prédisent pas l’avenir, ils définissent uniquement se qui est « fas » ou ce qui est « nefas », en fait ce qui est autorisé ou interdit.

 

Procéder à la volonté de Jupiter demande une certaine application. L’augure se sert de son litus, bâton recourbé pour tracer dans le ciel et sur terre un espace sacré appelé templum. Se plaçant au centre du templum, l’augure se tourne vers l’est. L’augure a la tête couverte et l’épaule droite dégagée. Il va interpréter les signes en observant les oiseaux, cela se dit prendre « les auspices ».

 

Auspices vient de « avis » - « oiseaux » et « spicere » - « regarder ». Tel que l’augure est placé, tous les oiseaux passant à droite « dexter » est fas. Tous les oiseaux passant à sa gauche sont des signes nefas « sinister ».

 

Les oiseaux chantants ou dociles sont de bons augures. Les oiseaux de proies excepté l’aigle signe direct de Jupiter, sont de mauvaises augures.

 

La pratique des augures remonte aux étrusques et les romains appliquent cette pratique jusqu’au règne d’Auguste. Les peurs des romains changeant, ils font appel à des aruspices qui sacrifient des animaux sacrés pour lire dans les entrailles, répondant ainsi plus longuement aux questions des citoyens. Les augures ne répondant que par oui ou par non ne suffisent plus à rassurer les populations.

 

Julius Paulus Beyos, augure nervien, officie devant le public en respectant le rituel en prononçant des incantations en langue latine. Ce procédé a été possible grâce à l’aide précieuse de Marie Thérèse du Musée des Temps Barbares de Marle.