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Pratiquement tout ce que nous connaissons de la peinture romaine vient des fresques mises à jour à Pompéi et Herculanum. Les Romains peignaient sur toile et sur bois mais seulement les peintures murales nous sont parvenus. Le premier peintre romain fut Fabius Pictor (vers 300 av J.C). Les Romains considéraient les peintres sur toiles et bois comme des artistes supérieurs aux peintres muraux.. Ils aimaient représenter des scènes champêtres, ou des trompe l'oeil qui leur donnaient l'impression d'habiter dans des espaces plus vastes. La mosaïque romaine est tantôt à motif géométriques tantôt forme de véritables tableaux.

 

Peinture romaine

 Fresque de la villa des Mystères

La peinture romaine est l'une des écoles picturales qui ont le mieux échappé à la perte généralisée de la peinture antique. Les Romains ont assimilé en grande partie la peinture de la Grèce antique en imitant les modèles et les techniques et en créant d'innombrables copies dont certaines nous permettent d'approcher la compréhension des originaux.

La connaissance de la peinture romaine est essentiellement due aux conditions uniques de préservation des cités vésuviennes de Pompéi, Herculanum, Stabies et Oplontis, où ont été retrouvées de nombreuses peintures, principalement des fresques murales. Les peintures pompéiennes sont datées entre le IIe siècle av. J.-C. et la date de l'éruption en 79.

Un autre grand réservoir de peinture romaine est constitué par les portraits sur bois des momies du Fayoum en Égypte, datés entre la fin du Ier siècle av. J.-C. et la moitié du IIIe siècle.

Mais Rome elle-même a conservé quelques spécimens remarquables de peintures, souvent semblables aux réalisations pompéiennes mais d'une époque antérieure, confirmant par là l'élaboration des modèles dans la capitale avant leur propagation dans les provinces.

 

Portraits du Fayoum

 

Les portraits du Fayoum sont une série de plus de 1000 portraits trouvés à partir de 1888 par Flinders Petrie, puis par d'autres archéologues, principalement dans le gouvernorat du Fayoum en Égypte. Ils datent des premiers siècles de notre ère (Ierau Ive siècle), et constituent des représentations visuelles des populations passant par cette région à cette époque.

 

Généralités

 

Les portraits du Fayoum sont les seuls spécimens de peinture de chevalet que l'Antiquité nous a légués. Ce sont les portraits les plus anciens jamais découverts.

 

L'irruption des techniques picturales et des rites romains dans le cérémonial funéraire égyptien illustre autant l'influence romaine en Égypte que l'engouement du monde romain pour les croyances orientales. Ces portraits représentent l'ultime évolution des sarcophages et masques funéraires, avec une influence évidente de l'art romain,et permettent ainsi de retracer l'évolution des techniques picturales d'époques ptolémaïques et romaines et renseignent sur les modes vestimentaires et sur les usages de cette période.

 

La grande expressivité de ces portraits annonce sans doute l'art copte et n'est pas sans parenté avec ce que sera l'icône byzantine.L'arrivée du christianisme en Égypte, puis dans toute l'Afrique du Nord marque la fin de cet art héritier des traditions séculaires de l'Égypte ancienne et du culte des morts.

 

Technique

 

Les portraits du Fayoum étaient peints du vivant du modèle. Placés en correspondance avec la tête du mort, ils étaient glissés dans l'appareil de bandelettes ou plus rarement posés à côté de la momie. Ils étaient réalisés généralement à l'encaustique, mais aussi à tempera sur une planchette de bois (tilleul importé, figuier, cèdre, ou sycomore).

 

Le peintre en plus de l'or, n'utilisait que quatre couleurs, appliquées sur de la toile de lin ou du bois. Les larges surfaces (fond et vêtements) étaient traitées à la brosse, et le visage était achevé à la spatule.

 

Histoire

 

Aline, portrait funéraire du Fayoum

Cette région, à l'évidence la plus ancienne région agricole en Égypte, était un centre d'activité royale pendant le Moyen Empire et de la période ptolémaïque. Le Fayoum était un des principaux greniers à blé du monde antique.

 

Les Romains, après avoir conquis l'Égypte en 30 av. J.-C., dépêchèrent un petit contingent d'hommes, de femmes et d'enfants pour administrer cette nouvelle province. Comme les Romains cultivaient le goût du portrait, ils perpétuèrent cette tradition en sol égyptien, tout en l'accommodant aux rites funéraires locaux. Des peintres gréco-romains allaient ainsi être sollicités pour réaliser les plus mystérieux portraits funéraires du 1er au 4e siècle ap. J.-C.

 

Au cours des trois premiers siècles de l'ère chrétienne, les habitants du Fayoum et d'ailleurs en Égypte romaine non seulement embaumaient leurs morts mais plaçaient également un portrait des défunts au-dessus du visage de la momie. Préservés par l'environnement sec du désert, ces portraits du Fayoum composent le plus riche corpus de portraits qui ait survécu de l'Antiquité. Ils nous fournissent une vision d'une société remarquable aux peuples d'origines mélangées : les Grecs, les Égyptiens, les Romains, les Syriens, les Libyens et d'autres qui se sont épanouies il y a 2 000 ans dans le Fayoum.

 Reproduction d' Aemilia pictora

Nous savons tous que l'ancienne civilisation égyptienne a élevé le rituel funéraire à un apogée jamais égalé depuis. Les tombeaux gigantesques des pharaons et autres dignitaires égyptiens en témoignent largement. Mais les portraits de Fayoum viennent ajouter une nouvelle dimension sur ces rites puisqu'ils ornent les momies de défunts de classes sociales plus humbles. C'est ainsi que l'on constate que ces corps momifiés et représentés par un portrait à leur effigie sont en fait des gens ordinaires, ouvriers, marchands, cultivateurs, femmes et enfants du peuple romain, simplement. Fixé par le suaire sur le visage du défunt dont il était la représentation picturale, le portrait était encadré par des baguettes de bois. Souvent, il était accompagné d'une inscription désignant le nom du défunt, son âge, son métier. Ces portraits donnent une idée assez précise, par les vêtements et les bijoux dont sont couverts les personnages, du statut social de l'époque.

Ces portraits, destinés à être enterrés avec les défunts, étaient réalisés du vivant de la personne et sont à peu près grandeur nature. Ils participent donc, dès leur création, d'une dualité fascinante puisqu'ils représentent avec tout le dynamisme et le feu de la vie un être désormais sans vie. Les artistes qui les ont réalisés, des chrétiens coptes influencés par l'art d'Alexandrie, ont réussi à les pourvoir d'un feu qui trouble celui qui les admire.

La peinture elle-même procède d'un grand talent et on attribue ces portraits à de grands maîtres dans la majorité des cas, quoique l'on ait noté quelques réalisations de moins bonne qualité, sans doute le fait de quelques artistes brouillons. Peut-être les familles moins fortunées avaient-elles recours aux services d'illustres inconnus sans grandes aptitudes alors.  On a l'impression que ces portraits datent de quelques années tant leur représentation est saisissante alors qu'ils ont été exécuté il y a presque deux mille ans. On les retrouve aujourd'hui dans plusieurs musées des plus grandes villes du monde dont Le Caire, Paris, Moscou, Dresde et Londres.

 

 

 Aemilia pictora

 

 

 

 Réalisation d'Aemilia pictora

 

 

Sources : Wikipedia issue de la traduction de Pittura romana, Versione del 17:43, 27 ago 2009 di FrescoBot

http://fr.wikipedia.org/wiki/Peinture_romaine

Sources : Wikipedia

W. M. Flinders Petrie, Roman Portraits and Memphis IV, London, 1911 (die Ausgrabungspublikation von Petrie, online:[1])

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portraits_du_Fayoum